De la Laïcité : une notion ancienne

, par S. Ben M’Barek

Un peu d’étymologie

Jadis, nous étions tous laïques. Emprunté au latin ecclésiastique laïcus (« commun, du peuple »), le mot laïc vient du grec laos (« peuple »). Il s’oppose à klérikos (« clerc »), titulaire d’une fonction, puis homme d’Église et lettré.
Le laïc est donc d’abord simplement celui qui appartient au monde profane, qui n’est pas un religieux. Ce n’est que plus tard qu’il désignera une personne indépendante de toute confession.
Avec la disparition de la monarchie, la laïcité apparaît comme une conception politique et sociale impliquant la séparation de l’Église et de l’État et la liberté de conscience. L’école laïque est libre de tout enseignement religieux, protégeant ainsi les élèves du prosélytisme.
Un peu d’Histoire
La laïcité à la française pose comme fondement la neutralité religieuse de l’État. L’État n’intervient pas dans le fonctionnement de la religion, sauf si la religion est persécutée (article 1 de la loi du 9 décembre 1905 : « l’État garantit l’exercice des cultes »).
La loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État ; l’intitulé d’une loi n’a cependant aucune valeur juridique. Seuls comptent les « principes » (Titre 1er Principes) énoncés aux articles 1 et 2 : liberté de conscience, libre exercice des cultes et séparation des cultes et de la République. On peut considérer qu’il en résulte les principes de non-ingérence et de séparation avec les institutions religieuses ; les institutions religieuses ne peuvent avoir d’influence sur l’État et l’État ne peut avoir d’influence sur les Églises ou leurs croyants sauf en tant que citoyen : la séparation est donc réciproque.
La laïcité à la française s’appuie essentiellement sur trois piliers, rappelés dans le rapport Stasi : la neutralité de l’État, la liberté de conscience et le pluralisme.

La loi concernant la séparation des Églises et de l’État est une loi française codifiant la laïcité. Adoptée le 9 décembre 1905 à l’initiative du député républicain-socialiste Aristide Briand, elle est un des actes fondateurs de la sécularisation de l’État, concluant un affrontement violent qui a opposé deux conceptions sur la place des Églises dans la société française pendant presque vingt-cinq ans

Les grandes dates de la Laïcité
1881-1882 : les lois Ferry instituent l’école publique gratuite, laïque et obligatoire.
 1905 : la loi de séparation des églises et de l’État stipule dans son article 1 que « la République assure la liberté de conscience » et « garantit le libre exercice des cultes ». Dans son article 2, la « République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ».
 1946 : le principe de laïcité est inscrit dans le préambule de la Constitution.
 2004 : loi interdisant, dans les établissements scolaires, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse.

La charte de la Laïcité
https://eed.ac-versailles.fr/IMG/jpg/charte.jpg

UN PADLET RESSOURCES (mis à jour régulièrement)

https://padlet.com/louisbleriotsuresnes/uaoaka5z24mkf5y7

Quelques infographies à exploiter

De l’accessibilité de la notion……….
Le facile à lire et à comprendre (FALC) est une méthode qui a pour but de traduire un langage classique en langage compréhensible par tous.
Le texte ainsi simplifié peut être compris par les personnes handicapées mentales, mais aussi par d’autres comme les personnes dyslexiques, malvoyantes, les personnes âgées, les personnes qui maîtrisent mal le français.

Une version traduite en Langue des Signes
https://www.youtube.com/watch?v=AWPq4oSDeWs
Une version codé en langage parlé
https://www.youtube.com/watch?v=4lRDTySPo1Q

Partager

Imprimer cette page (impression du contenu de la page)